Jeudi 24 mars à 18h30, Bibliothèque rayon mode : La mode et ses stimuli

Apparu au début du XIVe siècle, le phénomène mode est la modification arbitraire du goût à fréquences régulières. Cette transformation constante, et foncièrement subjective, est toujours motivée par une adaptation, une révélation, une redécouverte, une émotion, un choc visuel que s’approprie avidement le « faiseur d’élégances ». Afin de cerner les facteurs principaux qui poussent l’être humain à reformuler si souvent son apparence, Jean-Noël Vigoureux-Loridon se penchera sur la question des sources d’inspiration, des influences qui, depuis des siècles, agissent sur la conformation de la garde-robe, accessoires inclus.

Mercredi 23 mars à 18h30, Les rendez-vous graphiques : Super Terrain

Super Terrain est un collectif de designers graphiques composé de Quentin Bodin, Luc de Fouquet et Lucas Meyer. Ils travaillent à la réalisation d’affiches, d’identités visuelles, de livres, de supports numériques, d’expositions, de scénographies, d’installations dans l’espace ou de signalétiques. À travers chaque projet, ils tentent de produire des images ou des dispositifs généreux, tenant compte de leur contexte de diffusion et d’usage.

Lors de résidences de création ou de projets auto-initiés, ils développent une pratique artistique où leurs productions questionnent leurs outils, leur rapport à l’image et sa reproduction. Ces tentatives permettent ainsi d’imaginer des espaces d’expérimentations et de narrations comme prolongement de leur pratique graphique.

Jeudi 17 mars à 18h30, Maurice Dhomme, le céramiste des couleurs

Maurice Dhomme est né à Maignelay (Oise) en 1882 et apprend le métier de potier auprès d’Auguste Delaherche à La Chapelle-aux-Pots. Il s’installe à Colombes (Seine) vers 1911 dans l’atelier et la maison où il s’éteint en 1975.

Après la Première Guerre mondiale, il participe à la construction de l’église Saint-Louis de Vincennes achevée en 1924 (architectes Droz et Marrast). Il rencontre le succès à l’Exposition des arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925 pour le porche de l’église du Village français. Proche des Ateliers d’Art sacré, il réalise la décoration spectaculaire d’églises reconstruites après les ravages de la première guerre dans la Somme et dans l’Aisne.

En 1937, un Grand Prix lui est à nouveau décerné pour la décoration de la façade du Pavillon pontifical de l’Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne de Paris ; il travaille ensuite à des restaurations de monuments historiques dans l’Oise.

Le céramiste reçoit également des commandes privées pour des décors profanes ; il poursuit parallèlement la production de vases et de plats émaillés dont l’intérêt est reconnu par le Musée des Arts Décoratifs qui acquiert dès 1921 deux de ses plus belles œuvres.

Avec Elisabeth Lezé-Olivier, auteur du livre Maurice Dhomme, le céramiste des couleurs (Amis du Musée de Colombes, 2021) et présidente des Amis du musée de Colombes.

Suivez-nous

Abonnez-vous à notre newsletter

fond=article-normal}{id_article}{env}